Meilleures lectures de 2020

Petit aperçu de mes meilleures lectures de l’année 2020, afin de vous donner quelques petites pistes de lecture. Si certain de ces livres vous tentent, retrouvez les avis en cliquant sur le titre du livre.

Comme des frères de Claudine Desmarteau : Ne vous imaginez pas un énième texte sur l’adolescence, celui-ci est tranchant et brutal, sensible et tendre comme on n’en n’avait pas lu depuis longtemps !

Le consentement de Vanessa Springora : Le consentement est sans conteste une lecture ambivalente et brutale qui ne laissera personne indifférent. Le lecteur se sentira tour à tour choqué et compréhensif, voyeur et mal à l’aise.

La mère morte de Blandine de Caunes : le témoignage poignant, des dernières années de la vie de sa mère, Benoîte Groult, femme de lettre et féministe de renom, atteinte de la terrible maladie d’Alzheimer. D’une plume sobre et touchante, ce texte est d’une incroyable sincérité.

La mère d’Eva de Silvia Ferreri : Un texte d’une étrange beauté, ce récit de Silvia Ferreri est une plongée dans les méandres d’une famille italienne confrontée à la difficulté du genre. Un roman d’une puissance troublante, d’un non conformisme évident et une ode à la recherche de soi.

Mon père, ma mère, mes tremblements de terre de Julien Dufresne-Lamy : Entre colère et tentative de compréhension, Julien Dufresne-Lamy signe un texte d’une beauté rare et fait de Charlie, sa mère et Alice, des personnages que l’on côtoit bien après la lecture.

Fille de Camille Laurens : Un texte révélateur d’une époque pas toujours révolue… Un livre à offrir de mère en fille comme un secret bien gardé, celui d’un combat qu’il faut mener…

Picasso – Le regard du Minotaure (1881-1937) et Si jamais je mourrais (1938-1973) de Sophie Chauveau : Sophie Chauveau a un don de conteuse exceptionnelle, cette biographie romancée est une mine d’informations conçue pour les novices autant que pour les aficionados.

Je suis le carnet de Dora Maar de Brigitte Benkemoun : Un jeu de piste absolument passionnant qui vous fera aller et venir dans ce XXeme artistique épris de liberté malgré toutes les horreurs de ce siècle…

Une farouche liberté de Gisèle Halimi : De par son expérience et ses fortes convictions, elle nous insuffle un vent de courage et de liberté bienvenu. Si tout n’est pas gagné, elles ont déblayé le terrain, à nous de prendre la relève en ne laissant plus passer les remarques sexistes, les actes de violences ou visant notre statut de femme.

Zone grise de Loulou Robert : Mais au delà du simple témoignage, Zone grise porte bien son titre et questionne cette fameuse barrière que l’on tend à brandir à chaque fois que le contexte est flou. Comme elle le dit elle-même, elle n’a pas dit oui, elle n’a pas dit non. Mais son corps ne le voulait pas.

Une révolution sexuelle ? Réflexions sur l’après-Weinstein de Laure Murat : L’autrice nous propose des pistes de réflexions, des sujets de débats sur lesquels elle ne porte pas de jugement, même si elle pose son point de vue en tant que femme. Elle n’apporte pas de réponse, au contraire, elle interroge le doute et les contradictions.

Femmes invisibles de Caroline Criado Perez : Un essai édifiant sur la puissance de l’absence de données statistiques genrées. La plupart des études, recherches et autres bases de recensements ne concernent que les hommes et écartent ou ne prennent pas en compte le genre dans leur résultat. Cela conduit donc à nier les spécificités du corps féminin dans les innovations et évolutions de notre société.

Ainsi soit-elle de Benoîte Groult : Ainsi soit-elle est écrit avec force et détermination, franchise et arguments à l’appui. Un ouvrage qu’il est important de lire, encore aujourd’hui pour comprendre qu’il reste beaucoup à faire et que les inégalités n’ont pas autant diminuées depuis ces quelques décennies. Un livre qu’il est de bon ton de faire lire aux hommes également…

Femmes puissantes de Léa Salamé : La puissance de ces témoignages est de laisser parler les femmes, chacune touchante de sincérité, expriment des opinions différentes et c’est là la beauté de la réalisation de ces 12 entretiens. Il n’y pas une seule voix féminine et féministe, mais bien plusieurs chemins.

19 femmes – Les syriennes racontent de Samar Yazbek : Ce que les livres d’histoires retiennent de la guerre : ce sont les hommes. Mais les femmes aussi ont leur place, le passé l’a démontré, elles ne sont pas passives. En Syrie, aujourd’hui, on tente d’étouffer leur voix, Samar Yazbek est partie à leur rencontre, dans ce pays qui l’a vu naître.

Culottées de Pénélope Bagieu : A offrir à toutes et tous, car il faut également apprendre aux garçons que les femmes ne sont pas à mettre au second plan et que même si l’Histoire tend à ne retenir que les hommes, elles ont joué un immense rôle qu’il est important de découvrir.

Anaïs Nin – Sur la mer des mensonges de Léonie Bischoff : Une femme qui s’affranchit de sa condition et qui va donner ses lettres de noblesses aux sentiments féminins dans la littérature, là où la vision masculine débordait… Une autrice qu’on a oubliée parmi d’autre et à laquelle Léonie Bischoff redonne une magnifique vision.

Radium Girls de Cy : Cy redonnent une voix à ces femmes oubliées, à ces travailleuses pour qui aller à l’usine constituait une première avance dans leur liberté. Dans des tons pastels et des camaïeux de bleu et rose, elle restitue les joies et les drames d’une bande d’amies. Leur vie en dehors de l’usine et les avancées de la société. Une BD féministe mais pas que !

Les crocodiles de Thomas Mathieu & Juliette Boutant : Une bande-dessinée utile, à mettre entre toutes les mains afin que les comportements changent…

Je twitte donc je suis de Guillaume Debré : Un livre qui donne quelques clés afin de percevoir un peu mieux la couleur politique du moment.

Van Gogh – Fragments d’une vie en peintures de Danijel Zezelj : D’un format original, 26,2 sur 37 cm, cette BD qui tient plus d’un essai stylistique, d’un travail de recherche, illustre cette correspondance au plus près. Le tour de force du dessinateur est d’avoir avec des dessins uniquement en noir et blanc, saisi toute la puissance des couleurs de Van Gogh.

La ligue des Super Féministes de Mirion Malle : Pour des jeunes à partir de 10 ans, La ligue des super-féministes est un petit manuel ultra contemporain et d’actualité ! A faire lire aux garçons comme aux filles car on ne parle pas uniquement de féminisme et de représentation féminine…

La boîte à musique de Gijé et Carbone : Pour le public visé, à savoir les jeunes enfants de 7 ans qui apprennent à lire seul, c’est une bande-dessinée coup de cœur qui laisse entrevoir un brin de magie, de mystère et des histoires d’amitiés.

Sorceline de Sylvia Douyé et Paola Antista : Ces deux premiers tomes sont un régal pour les jeunes ados ! On sent déjà un petit quelque chose pointer et se mettre en place, pour aller vers une histoire un peu plus sombre. Vivement la suite !

Bergères guerrières de Jonathan Garnier & Amélie Fléchais : Une bande-dessinée jeunesse, qui peut se lire dès 7 ans. Une histoire qui change si agréablement des princesses et des fées, ici, nous sommes dans ce qui peut faire penser au Moyen-Age, avec des prérogatives simples, cultiver sa nourriture et protéger son village. Molly et ses ami(e)s vont devoir apprendre à manier les armes et affronter leurs peurs.

Les cahiers d’Esther – Histoires de mes 10 ans de Riad Sattouf : Enfin une héroïne de la vie de tous les jours à laquelle les enfants n’auront aucun mal à s’identifier et vers laquelle les adultes pourront se tourner afin, de tenter, de comprendre leurs progénitures !

Quelqu’un m’attend derrière la neige de Timothée de Fombelle illustré par Thomas Campi : Merci à l’auteur de ne pas prendre les enfants pour des truffes et de leur permettre d’embrasser des idées parfois bien abstraites. Le prélude à des discussions avec les adultes…

La couleur des émotions de Anna Llenas : Un album efficace pour une explication des émotions en douceur, dès 3 ans…

15 réflexions sur “Meilleures lectures de 2020

    • Je suis restée dans les thèmes et les sujets que j’affectionne mais je suis contente d’avoir été vers plus de BD jeunesse ou non d’ailleurs et d’essais =) Le consentement est une lecture difficile mais nécessaire qui pose beaucoup de questions sur la société…

    • Ce sujet à fortement marqué mes lectures cette année, il fut également l’occasion de discussions avec mon entourage et surtout mon amoureux… Merci beaucoup et bonnes lectures à toi également !

  1. Toujours difficile de faire une synthèse. Bien sûr, j’aurais placé Le consentement, car cela démontre que un livre peut faire évoluer la société. Filles, bien sûr. Chavirer j’aurais ajouté ! Je dois m’ouvrir au BD, ça c’est sûr !
    Le carnet de Dora Maar je l’avais lu peu après avoir vu l’exposition. A découvrir vraiment ! Je suis plongée encore dans Les yeux de Milos de Patrick Grainville….
    Et puis Une farouche liberté pour garder en mémoire cette femme de combat que fut Gisèle Halimi. Oui tout à fait …
    Bravo pour cet excercice ! Et très bonne année 2021

    • Un sujet qui à été au coeur de mes préoccupations cette année ! Il m’a fait réfléchir à ma condition et à ce que je voulais pour moi et mon couple. En espérant aussi que 2021 soit plus paisible…

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