»Play Boy »,  »Love me tender » &  »Nom » de Constance Debré

Titres VF : Play Boy, Love me tender et Nom

Autrice : Constance Debré

Editions, Stock 2018, Flammarion 2020 & 2022.

Genre : Littérature contemporaine, Autofiction

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 »Ce qui m’intéresse dans l’homosexualité ce n’est pas les filles que je baise, c’est la fille que je deviens. »

Résumés :

 » J’ai même pas osé mettre la langue la première fois que j’ai embrassé une fille. C’était après Laurent. Avant je savais mais c’était théorique. J’ai fait un effort pour la deuxième. Je lui ai roulé une vraie pelle. Ca m’avait flattée comme un mec qu’elle soit mannequin. On progressait. J’avais toujours peur, mais moins. Sauf qu’à chaque fois on en était restées là. Ou plutôt elles en étaient restées là avec moi. Des hétéros qui se posaient vaguement la question et qui avaient calé ? Des filles plus jeunes que moi, mais des filles comme moi.  »

Play Boy

 » Je ne vois pas pourquoi l’amour entre une mère et un fils ne serait pas exactement comme les autres amours. Pourquoi on ne pourrait pas cesser de s’aimer. Pourquoi on ne pourrait pas rompre. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’en foutre, une fois pour toutes, de l’amour.  »

Love Me Tender

 » J’ai un programme politique. Je suis pour la supression de l’héritage, de l’obligation alimentaire entre ascendants et descendants, je suis pour la suppression de l’autorité parentale, je suis pour l’abolition du mariage, je suis pour que les enfants soient éloignés de leurs parenst au plus jeune âge, je suis pour l’abolition de la filiation, je suis pour l’obolition du nom de famille, je suis contre la tutelle, la minorité, je suis contre le patrimoine, je suis contre le domicile, la nationalité, je suis pour la suppression de l’état civil, je suis pour la suppression de la famille, je suis pour la suppression de l’enfance aussi si on peut.  »

Nom

Chronique :

Constance Debré développe un véritable arc narratif avec ses romans, qui si ils peuvent se lire indépendamment, sont de vraies autofictions qui s’entrelacent à l’aide du réel et de la chronologie. Utilisant comme matériaux à son écriture sa propre vie, l’autrice nous fait témoins de sa conscience, de ses avis, sans concessions, de sa vie, tranchée.

Nous la découvrons hésitante avec les filles. Elle a quitté Laurent, le père de son fils, pour évoluer dans un nouvel environnement amoureux. Elle teste les filles, les embrasse, les touche et découvre la liberté de choisir. Mais son ex mari n’est pas de cet avis et décide de l’empêcher de voir son fils. Petit à petit, la machine se met en marche et Constance Debré va décider de quitter son boulot et de ne plus vivre que sur le canapé des autres ou dans de minuscules studios. Elle expérimente le fait d’avoir peu, presque rien, elle se contente de ce qu’elle a et parfois c’est déjà trop. Elle cherche à comprendre la filiation, pourquoi s’attacher aux personnes parce qu’ils partagent le même sang que nous.

D’une écriture brute et franche, faite de phrases courtes, elle assène ses vérités. Elle martèle ses besoins et envies et nous livre une autobiographie d’une femme dans l’air du temps. De la vraie bonne littérature contemporaine, pas nombriliste même si elle est sa propre inspiration, c’est le témoignage d’une époque. Une époque à réinventer et à réécrire.

COUP DE COEUR

Une réflexion sur “ »Play Boy »,  »Love me tender » &  »Nom » de Constance Debré

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