»Une fille indocile » de Isabelle de Courtivron &  »Souvenirs de mon inexistence » de Rebecca Solnit

Titre VF : Une fille indocile

Autrice : Isabelle de Courtivron

Editions L’Iconoclaste, 2022.

Genre : Autobiographie, Féministe

Résumé :

 » Toute petite déjà, on la disait indocile.

Ses révoltes furent d’abord solitaires et incomprises. C’était l’après-guerre, et dans sa famille conservatrice, le destin d’une femme était de devenir mère et épouse, rien de plus.

Lorsque ses parents s’installent aux Etats-Unis, les mouvements contestataires des années 1960 balaient le vieux modèle et Isabelle de Courtivron découvre le grand vent de la liberté.

Les autrices féministes – Betty Friedan, Gloria Steinem et tant d’autres – lui donnent les outils de sa libération.

L’aventure n’a pas été simple, mais elle valait le coût. Dans ce récit enlevé et inspirant, Isabelle de Courtivron raconte sa métamorphose, qui est aussi un hommage au féminisme américain, formidablement précurseur.  »

Chronique :

La vie d’Isabelle de Courtivron aurait dut être banale, un beau mariage et de beaux enfants à élever, dans la plus pure tradition. Mais… sa mère décide de suivre l’amour de sa vie et emmène ses enfants aux Etats-Unis. C’est en se construisant en totale opposition à celle-ci, bourgeoise qui n’arrive pas à se libérer des carcans dus à son rang et son époque, et aidée des mouvements de libération sexuelles et féministes que la jeune femme aspire à plus. Elle se sent étouffer et décide de voyager pour se trouver.

Elle nous emmène avec elle sur les rives de la nostalgie de ce passé très on the road again, elle décrit les errances, les rencontres fortuites et de passages, les amitiés chères au fil des années, l’amour, les consciences qui s’éveillent, la liberté de ton de l’époque. Mais aussi les aspérités de la vie et de ses échecs, des virages que l’on exécute passionnément et qui nous mène vers des chemins insoupçonnés.

C’est avec la conviction que sa génération a ouvert la voie qu’elle nous décrit un féminisme englobant, qu’elle espère que nous ferons mieux et plus. Avec la conscience également qu’elle a eu un parcours privilégié et qu’il est bien facile de parler sans acte. A nous de faire désormais…

Un récit qui porte une voix, un souffle de femme…

 » Comme il est difficile parfois de résister à la nostalgie.  »

Titre VF : Souvenirs de mon inexistence

Titre VO : Recollections of My Noexistence

Autrice : Rebecca Solnit

Traduit de l’anglais ( Etats-Unis ) par Céline Leroy.

Editions de l’Olivier, 2022.

Genre : Autobiographie, Féministe

Résumé :

 » Découverte en France grâce à Ces hommes qui m’expliquent la vie, Rebecca Solnit, essayiste féministe de renommée internationale, a longtemps connu l’adversité avant de pouvoir faire entendre sa voix. Souvenirs de mon inexistence revient sur son parcours personnel depuis son installation à San Francisco à l’âge de 19 ans jusqu’à l’émergence de l’écrivaine reconnue qu’elle est devenue.

A travers ce récit autobiographique, elle explore les différentes facettes de ce qu’elle appelle l »’inexistence » imposée aux femmes par les hommes et plus généralement aux minorités par la société. Puiser dans son vécu lui permet d’étayer une réflexion sur l’identité, sur son rapport à la lecture et à l’écriture tout en donnant quelques pistes pour concevoir un monde meilleur : chaque individualité, si opprimée et niée soit-elle, a la capacité de lutter contre la violence systémique dès lors qu’elle comprend qu’elle n’est pas seule.  »

Née en 1991, Rebecca Solnit est l’une des intellectuelles américaines contemporaines les plus influentes de notre époque.

Chronique :

Rebecca Solnit est une autrice féministe américaine, qui a connu un succès en France avec Ces hommes qui m’expliquent la vie, développant le concept de mansplaining, qui consiste pour un homme à expliquer, sur un ton paternaliste, des choses à une femme alors que bien souvent, elle les connaît déjà.

Dans son autobiographie, Souvenirs de mon inexistence, elle retrace son parcours et ses influences. Dès son adolescence puis sa vie de jeune adulte, dans les années 70-80, elle expérimente la vie seule, à San Francisco et découvre les inégalités hommes / femmes, les violences de rue et de genre. Avec un certain recul, qui n’enlève rien à la colère et l’épuisement, elle nous conte ses anecdotes que beaucoup d’entre nous ont, un jour, vécu.

Une certaine lumière vient enchanter le récit, celui de la culture. L’art et la littérature ont une place prépondérante dans la vie de Rebecca Solnit et c’est délectable de la lire sur ces sujets, de découvrir des noms qui l’ont autrefois illuminée de leur art.

A travers son regard, c’est le récit d’une époque, de la construction d’une femme qui oscille entre liberté et les restes de carcans dus à sa génération. Un récit féministe sur le parcours d’une femme qui aurait pu laisser tomber mais qui a décidé de se relever et d’aller de l’avant.

 » On trouve normal de baptiser des lieux avec des noms d’hommes (des hommes blancs, surtout) plutôt qu’avec des noms de femmes.  »

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